Développer les artistes comme des marques

Mercenaire est une agence d’artistes pluri-disciplinaire dont les valeurs sont l’honneur, la persévérance et la créativité.

Nos clients sont principalement des marques de mode et de luxe à qui nous proposons notre expertise notamment en matière de création et de diffusion de contenu digital.

En fait, nous sommes à la fois vieux jeu et modernes.

(Ca c’est la version courte. Ca vous intrigue? Continuez à lire pour la version beaucoup plus longue… )

mon histoire

Si tu veux être une anomalie,

comporte toi comme telle.

Salomé Jouan
photo: Raphaël Lugassy

Après 10 ans de carrière en tant qu’agent d’artistes à Londres, New York et Paris, j’ai fait un burn out. Comme beaucoup de gens dans ces cas là (et après avoir vu cette video), j’ai décidé de partir voyager pour me retrouver, prendre du recul, comprendre pourquoi j’avais choisi de m’épuiser au travail, quelles étaient mes vraies aspirations et par conséquent choisir un métier plus adapté.

Comme toujours quand ça ne va pas et qu’on ne sait pas vraiment pourquoi, j’ai commencé à envisager un changement de vie total: devenir prof, travailler dans l’humanitaire, devenir moi-même photographe ou même lancer une entreprise de décoration ! Cela m’excitait pendant un mois ou deux mais je retournais toujours à la case départ. J’étais assez perdue.

Ce qui est drôle c’est que j’ai reçu, durant cette période, des offres d’embauche que la plupart des gens de mon industrie rêveraient de recevoir – mais curieusement il manquait toujours quelque chose. J’avais peur de répéter les erreurs qui m’avaient conduite à fuir ma propre vie et à trouver refuge de l’autre côté de la planète.

Les gens qui me connaissent savent que je suis une fonceuse. Je n’ai pas peur d’entrer en contact avec qui que ce soit. Alors on me demandait sans cesse ce qui me retenait de passer à l’action. En fait, le problème n’était pas la peur d’aller chercher le job de mes rêves mais simplement de savoir lequel.

Mes voyages m’ont menée en Australie, en Nouvelle Zélande, en Russie… J’ai vécu des choses extraordinaires, mais je ne savais toujours pas à qui j’allais envoyer mon CV en rentrant.

Quand je suis rentrée à Paris, toujours en plein questionnement, j’ai fait des missions en freelance pour quelques personnes, et c’est là que la solution m’est venue: il n’y avait tout simplement pas de job parfait pour moi. Devoir aller au bureau tous les jours pour faire la même chose, entourée des mêmes personnes, au sein du même environnement, ça me rend dingue.

Le problème – comme beaucoup d’entre vous j’en suis sûre – c’est que je suis intéressée par beaucoup trop de choses et que j’ai une personnalité très contradictoire: à la fois introvertie mais qui aime aussi travailler en équipe.

Alors voilà, je ne pouvais pas me permettre la complaisance: la responsabilité de créer mon job de rêve me revenait, et il me fallait l’élaborer moi-même à partir des différents aspects de ma personnalité.

Et pourquoi? Parce que c'est quand je suis épanouie que je suis capable de mes meilleures performances.

Bon… Et comment on s’y prend? Comment construit-on son métier en fonction de ses propres besoins et pas le contraire?

En commençant par le commencement: pendant mon année sabbatique je me suis posée beaucoup de questions, j’ai beaucoup réfléchi, je voulais me sortir de ma zone de confort. Je voulais changer, apprendre, surmonter des limites personnelles et malmener la définition que j’avais de moi-même – j’avais enfin le luxe du temps.

Pendant ces mois de liberté il a fallu que je puise profondément en moi et que j’examine précisément mes vraies valeurs et comment il m’était arrivé de les trahir par moments – et en quoi aller contre ses valeurs authentiques était totalement contre-productif sur la durée. Il fallait que je donne plus de sens à ce que je faisais et que je reste à tout moment 100% alignée avec mes valeurs profondes et mes aspirations personnelles.

mes valeurs

N’aie pas peur d’être multifacette, ça ne veut pas dire que tu n’es pas concentrée. Personne ne peut définir qui tu es. Tu peux être plein de choses à la fois.

LA JOIE

Bon nombre de personnes se disent que si elles ne souffrent pas sur leur lieu de travail ça veut dire qu’elles ne travaillent pas. En France en particulier, j’entends mes amis me dire qu’ils se sont forcés à rester tard au bureau même s’ils savent qu’ils sont fatigués et plus du tout productifs. Ils le font pour que tout le monde voit à quel point ils travaillent dur. Mais pourquoi ??!!

J’ai rencontré beaucoup de gens qui avaient la motivation et la passion de leur métier mais l’absurdité de la vie en entreprise les a vidé. Ils ont perdu l’envie malgré un talent et une énergie évidents.

Moi je veux leur dire que ça ne devrait pas être aussi difficile; le travail n’a pas à apporter stress, frustration et souffrance. Le travail fait partie de notre expression individuelle en tant qu’êtres humains et doit nous conduire vers l’épanouissement et l’excellence. Il ne s’agit pas de souffrir ou de lutter.

Je ne dis pas non plus que c’est facile. Dès qu’on essaie d’entreprendre quelque chose il y a des obstacles, des échecs et des doutes. Mais si vous êtes guidés par votre passion, ceux-ci ne vous ralentiront pas longtemps car vous retrouverez constamment cet appel, cette voix intérieure qui vous fait comprendre que vous êtes au bon endroit au bon moment.

Il est donc primordial pour moi d’apprécier le processus et pas seulement le résultat. Quand on travaille dans la joie, tout le monde est gagnant: les clients comme les artistes.

Ne vous prenez pas trop au sérieux même si vous êtes déterminés à atteindre vos objectifs.

La joie est contagieuse et se partage alors refusez le travail qui ne vous apporte que des frustrations. Quand votre attitude est positive, vous attirez aussi du positif et les opportunités se multiplient.

 

 

L'INTEGRITE

L’intégrité pour moi ça veut dire plus « qu’avoir des principes ».

Évidemment le B.A BA de ma conduite c’est d’essayer de toujours faire ce que je dis : tenir mes engagements, essayer d’être toujours juste et n’avoir qu’une parole dans la gestion de mon entreprise, parce que le bouche à oreille et la réputation sont le meilleur marketing.

J’ai compris que ce principe de base est le fondement de n’importe quelle relation de confiance – cela dit, je connais beaucoup de gens qui s’en foutent.

Je dirais que le second niveau d’intégrité concerne l’authenticité: quand je suis dans la vérité de ma passion, je sais que je crée une énergie qui inspire les autres.

Etre bien centrée et à l’écoute de moi-même me permet aussi d’avoir un excellent bullshit detector. Et à ce propos, oui, une des raisons pour lesquelles je me suis sentie si diminuée, pourquoi mon enthousiasme (et j’en avais à revendre) s’est éteint il y a quelques années, c’était à force de passer trop de temps avec des gens ingrats, manipulateurs ou négatifs. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, dans ma nouvelle agence, je m’engage à ce que vous ne trouviez jamais personne comme ça. Je n’autoriserais pas les artistes qui travaillent sous mon aile à se comporter comme des divas, à mal parler à leurs équipes ou laisser le succès les transformer en psychopathes égocentriques. Rien que des bonnes ondes, de la créativité, du fun et du professionnalisme.

Car la vie est trop courte, non?

 

(Et on n’est plus dans les années 90)

 

LA LIBERTE

Une des prises de conscience que j’ai eu à mon retour de voyage est qu’il m’était devenu impossible de redevenir une « employée » traditionnelle. J’ai eu tellement de responsabilités dans mes missions précédentes que l’idée de devoir demander la permission pour quoi que ce soit, ravaler mes opinions quand je sais que le business n’est pas bien managé, et les guéguerres insensées au sein des grandes entreprises, n’étaient plus du tout possible pour moi.

Je suis intensément indépendante oui mais cela ne signifie pas que j’ai peur de l’autorité. Ca ne me dérangerait pas de travailler pour quelqu’un que j’admire et de qui j’apprends, mais malheureusement bon nombre de personnes qui m’ont profondément inspirées sont des gens que je n’ai jamais rencontrés.

En plus d’être ma propre boss, un autre besoin vital pour moi est la liberté de circuler. Pendant des années j’ai envoyé mes artistes autour du monde vivre des aventures incroyables alors que j’étais coincée au bureau à faire des heures supp.

Je veux maintenant pouvoir aller où je veux et quand je veux, car les voyages sont ma plus grande source d’inspiration, ma manière de recharger mes batteries et de trouver de nouvelles idées.

C’est pour cela que j’ai construit Mercenaire pour que ce soit une entité sans location fixe. Je peux emmener mon agence partout avec moi et garder l’esprit que j’ai eu pendant mon année sabbatique: la soif d’apprendre et de vivre des aventures. Au bout du compte ce savoir et cette attitude sont un bénéfice considérable pour mes clients comme pour mes artistes, car je les mets à leur service.

Parce qu’un des effets secondaires géniaux de ces expériences c’est que j’ai crée et je continue de créer des relations très solides (ou devrais-je dire des amitiés?) partout où je suis allée. C’est inestimable pour les artistes que je représente car j’ai pu élargir leurs horizons en leur apportant des projets pour des marques étrangères ou internationales.

Secrètement, j’ai envie d’être partout. Je veux savoir qui fait quoi où et comment. Alors oui, je suis légèrement fascinée par le don d’ubiquité et nous vivons une époque qui nous permet de collecter un nombre sans fin d’informations à ce sujet.

 

L'ABONDANCE

Je sais que ce monde est plein d’opportunités. Et plus vous y croyez, plus elles se manifestent à vous. Cette affirmation n’est pas juste une croyance naïve ou un excès d’optimisme, c’est la vérité.

Je l’ai vu de mes propres yeux à de nombreuses reprises: de fantastiques ascensions vers le succès, d’incroyables coups de chance combinés à une bonne préparation peuvent emmener les gens très loin, plus loin qu’ils n’auraient imaginé.

Si vous abordez le travail ou la vie en général avec le sentiment qu’il n’y a pas assez de richesses pour tout le monde – vous vous sentirez toujours menacé par les autres, vous développerez des mécanismes de défense qui vous apporteront des résultats mitigés.

C’est pourquoi je ne considère personne comme mon concurrent, mais plutôt comme un confrère ou un collègue. La seule véritable concurrence est celle que j’entretiens avec moi-même dans mon engagement personnel à me dépasser et à me fixer des défis dans la vie.

J’ai aussi enfin compris qu’il fallait que j’arrête de convaincre les gens de travailler avec moi.

Quand j’ai débuté j’avais une attitude commerciale assez agressive et je me refusais à laisser une seule opportunité me passer sous le nez. J’étais capable de remuer ciel et terre et de me frayer un chemin par une fenêtre si la porte m’était fermée. Par exemple, je me rappelle avoir essayé très difficilement d’obtenir un RDV chez DDB Paris il y a quelques années. Chaque fois que j’avais rendez-vous, je me faisais planter après avoir attendu demi heure, la personne n’était finalement plus disponible. Je crois que c’est arrivé 2 ou 3 fois. J’étais vraiment déterminée à avoir ce rendez-vous!

Et bien… j’ai arrêté. C’était extrêmement contreproductif. Ca me rendait aigrie et franchement j’avais mieux à faire de mon temps.

Aujourd’hui je n’essaie plus de convaincre qui que ce soit. Bien sûr je frappe toujours aux portes, j’entretiens mon réseau et initie des rencontres mais j’ai arrêté de m’acharner. Comme je l’ai dit, les choses ne sont pas censées être aussi difficiles et quand on s’acharne c’est souvent un signe que quelque chose ne va pas et qu’on fait fausse route. A la place maintenant je recherche des gens qui partagent ma vision des choses: des gens ouverts d’esprit, à l’attitude constructive, à qui je peux m’identifier et qui peuvent s’identifier à moi.

Et depuis que j’ai changé de paradigme, je m’amuse beaucoup plus et ai crée sans effort de merveilleuses relations avec plein de nouvelles personnes. Parce qu’à vrai dire ça ne m’intéresse pas de me faire juste des « contacts », je préfère me faire de véritables amis.

La croyance en l’abondance d’opportunités me rend aussi plus généreuse, puisque je considère qu’aider les autres est aussi une manière de se créer des opportunités. Comme l’écrit le génial Simon Sinek: “Une star veut se voir arriver au sommet. Un leader veut voir ceux qui l’entourent arriver au sommet.”

Les vrais leaders aident les autres à accéder au succès au lieu d’essayer de les rabaisser, ou de minimiser leur contribution. J’essaie toujours d’aider les gens à s’élever – même si je dois avouer qu’il y a une limite entre aider et se faire exploiter. Et la différence est parfois subtile, n’est-ce pas ?

LE DEVELOPPEMENT PERSONNEL

Oui ok je sais que l’expression peut faire grimacer mais disons que le « développement personnel » veut simplement dire que j’essaie constamment de m’améliorer.

Tout ce que je fais est guidé par ce besoin. J’ai une sorte d’hyper-curiosité pour tout ce qui est culturel et créatif – d’où cette soif de voyager et de faire des nouvelles rencontres. Je suis persuadée que chaque personne a quelque chose à m’apprendre et vous me verrez souvent prendre des notes quand vous parlez parce que je suis sincèrement vraiment intéressée par ce que vous avez à dire.

Donc oui, je prends mon développement personnel très au sérieux.

J’ai une maitrise en philosophie, je suis praticienne de PNL, j’ai lu des centaines de livres de psychologie et je travaille toutes les semaines sur l’approfondissement de mes connaissances sur les émotions humaines avec un coach.

J’adore les techniques de PNL sur les objectifs, la visualisation, le questionnement et l’esprit critique.

Quand j’arrête d’apprendre c’est souvent un très mauvais signe ! Je deviens léthargique. Je trouve la complaisance tellement laide, pas vous?

Cette curiosité infinie a aussi été extrêmement positive dans mon travail car j’ai commencé à développer une culture générale qui m’a valu de me rapprocher de gens tout à fait différents. Par exemple, je parle un petit peu russe et ça me permet de briser la glace super facilement avec les gens originaires de Russie. C’est incroyable l’effet qu’on peut faire quand on s’intéresse sincèrement à la culture des autres. C’est pareil lorsque je dis à quelqu’un qui vient d’un petit village de Nouvelle Galles du Sud en Australie que j’y suis allée et que je vois tout à fait de quoi il veut parler. Les gens adorent ça!

La véritable école du commandement est donc la culture générale

-

Charles de Gaulle

 

Par conséquent je n’ai pas l’intention de me restreindre à ne représenter qu’un seul type d’artiste. Je recherche des artistes différents, pour ne pas seulement rester dans le domaine que je connais le mieux: les artistes visuels traditionnels (photographes et réalisateurs). En gros tout artiste qui a un potentiel commercial m’intéresse.  Vous êtes un designer de sacs ? Un créateur de parfum ? Un motion designer qui s’est creusé un style bien à lui ? Si le travail est beau j’ai envie de vous écouter.

Je veux intervenir sur des projets atypiques, me frotter à des choses que je ne connais pas, élaborer des devis uniques et compliqués pour lesquels je vais avoir besoin de sérieuses ressources créatives moi aussi. J’aime être stimulée!

Vous pouvez m’envoyer vos books à:  artist@mercenaire.com

LA GRATITUDE

Et enfin, la gratitude que j’essaie de pratiquer de manière très concrète. Plus sur ce sujet ici.

Nos vies ne sont pas faites pour faire sens à nous mêmes seulement. Nos vies sont faites pour faire sens aux autres.

Etudes de cas

Pourquoi travailler avec moi ?
Voici quelques études de cas...

Garance Doré

Quand j’ai contacté Garance Doré en 2009, je suivais déjà un bon nombre de blogs et savais que quelque chose se préparait… On pouvait sentir qu’un changement de paradigme majeur allait se produire.

Au cours de plusieurs conversations, Garance et moi avons réalisé que nous partagions la même vision pour développer son blog, je suis donc devenue son agent et le suis restée jusqu’en 2012.

A l’époque elle attirait déjà pas mal l’attention de la presse et les statistiques de son blog étaient impressionnantes mais elle n’avait encore jamais véritablement fait de travail commercial.

Elle voulait grandir et se développer mais il était d’une importance capitale de préserver le lien profond qu’elle avait établi avec ses lecteurs et donc de choisir les missions de manière très organique, en évitant toute collaboration forcée qui aurait pu potentiellement endommager cette confiance.

On a donc travaillé à développer des relations créatives avec les marques qui pouvaient rendre son blog viable financièrement, mais des marques qui étaient suffisamment intelligentes pour ne pas essayer de la changer ou de la faire rentrer dans un quelconque cahier des charges.

Nous avons donc élaboré des projets sur mesure en accord avec sa ligne éditoriale existante toujours dans le souci de créer des relations sur la durée avec les marques qu’elle aimait. Ca voulait parfois dire prendre des risques et tenter des choses nouvelles à une époque où il n’y avait pas véritablement de modèle à suivre dans ce domaine.

Ensemble nous avons travaillé sur son premier shoot pour un magazine majeur le Vogue Japon, son premier projet d’actrice pour Petit Bateau, nous avons couvert le festival de Cannes pour Chopard,  avons réalisé notre première grosse campagne pour le client Australien Westfield, et Garance a donné sa première conférence à Sciences-Po Paris.

Il a fallu beaucoup apprendre mais c’était ce que je voulais car j’ai adoré peaufiner des projets sur-mesure atypiques qui donnaient au client autre chose qu’une simple photographie ou qu’un film.

On s’efforçait de trouver des stratégies 360° qui incluaient du user-generated-content, des placements de produit subtils, des hashtags, du contenu intelligent qui pouvait être diffusé sur plein de plateformes différentes, mais aussi des produits ou des collections capsules, voire même des diners mondains ou des conférences.

Notre collaboration fût très fructueuse créativement et financièrement mais aussi très fun. Ce fût gratifiant de prendre part à ce moment charnière de sa carrière.

Cette expérience me donne une expertise des blogs et du développement commercial de ceux-ci sans précédent dans l’industrie.

Walter Schupfer Management

En 2008 Walter Schupfer and moi nous sommes rencontrés par une amie commune (Salut Margot!) et il m’a recruté pour ouvrir une antenne à Paris. (WSM a été crée par Walter à New York en 1995).

Armée uniquement d’un téléphone et d’un ordinateur portable, j’ai décidé de relever le challenge de développer à Paris une société profitable et pérenne.

Walter avait eu une mauvaise expérience à Paris où il avait déjà ouvert un bureau quelques années auparavant en commençant tout de suite avec une équipe de 4 ou 5 personnes, dans de très beaux locaux en plein coeur de Paris ce qui signifiait du coup beaucoup de charges fixes.

Par malchance, son bureau français a ouvert en août 2001, quelques jours avant le 11 septembre et s’en est suivi deux années catastrophiques pour le business. Il avait donc dû sacrifier Paris pour sauvegarder New York, les français étant les français (impôts, impôts, legislation du travail etc), toute cette histoire lui avait coûté beaucoup d’argent.

Quand on a commencé à travailler ensemble sa priorité – et c’est compréhensif – était de procéder autrement, de ne pas investir un budget énorme dès le début et de ne pas s’emprisonner dans des contrats de travail trop paralysants dont il est très difficile de se sortir, surtout en France.

Ce challenge m’a énormément stimulé, je me suis donc efforcée de maintenir l’investissement initial très bas, j’ai été frugale dans mes dépenses, j’ai notamment commencé dans un très petit bureau (ceux qui s’en souviennent vont certainement rire, c’était épique!) et j’ai semé les graines jusqu’à ce qu’elles poussent. Je me suis donnée à fond et du coup il n’a pas fallu longtemps pour que mon travail porte ses fruits: après les 6 premiers mois, le bureau français était 100% auto-financé et viable.

J’ai continué de diriger le business toute seule pendant un bon moment, en ayant la liberté et la nécessité de sélectionner de jeunes artistes au potentiel formidable (inc. Garance Doré – voir au dessus). J’ai investi toute mon énergie et mon intelligence en attendant patiemment le moment charnière pour les étapes suivantes. A la fin de notre 3ème année, mon chiffre d’affaire seule était de 1.5 million €.

Je commençais à sentir que ma mission était accomplie (et je commençais vraiment à être fatiguée!) donc j’ai cherché de grands bureaux, engagé une équipe ramassée mais loyale (cette équipe est toujours en place aujourd’hui, 5 ans plus tard) et les ai formé.

Puis je suis partie voyager, et vous connaissez la suite.

Artistes avec lesquels j'ai travaillé

Gilles Bensimon – Anton Corbijn – Michel Comte – Martien Mulder – Jessica Craig Martin – Arnaud Pyvka – Garance Doré – Benedict Redgrove – Gavin Bond – René & Radka – Nick & Chloé – Olivia Da Costa – Thomas Legrand – Ralph Gibson – Indira Cesarine – Paul Farrell – Nick Turpin – Ignacio Salinas – Graeme Montgomery – Peter Rad – The Socialite Family – Une Libanaise à Paris – Patrice de Villiers

Clients avec lesquels j'ai travaillé

Louis Vuitton – Guerlain – Jil Sander – Chanel – Givenchy – Mac Cosmetics – Clarins – L’Oreal – Chopard – Dior – IWC – Chloé – Westfield Australia – Publicis – TBWA – Max Mara – Calzedonia – Petit Bateau – Hermès – Le Bon Marché – Longchamp – Comptoir des Cotonniers – BETC – Rosapark – Monoprix – Martell – Ogilvy – Coca Cola – Agatha – Berluti – CLM BBDO – NARS – OPI – Roger Vivier – Ferragamo – Yves Saint Laurent Beauté – Diane Von Fursternberg – Forte Forte – Paule Ka – David Yurman – Moschino – H&M – Galeries Lafayette – Le Printemps – American Apparel – Bloomindales – Harvey Nichols – Mulberry – Bulgari – Cartier – Nina Ricci

Sociétés pour lesquelles j'ai fait du consulting

WorkingirlPremière HeureTendances de ModeITB Worldwide

Notre devise

Développer les artistes comme des marques

La façon dont nous entendons représenter les artistes est inconventionnelle car nous pensons qu’aujourd’hui il faut développer les artistes comme des marques.

Oui un artiste aujourd’hui doit véritablement avoir une stratégie marketing comme s’il était une marque, passer du temps à élaborer une approche moderne à 360° de sa communication. Dans les arts visuels la démocratisation des moyens de production a donné naissance à une concurrence farouche; donc ce qui différencie les artistes, au delà du talent, c’est la construction d’une marque de fabrique qui leur permettra de s’élever et de se faire reconnaitre. Les réseaux sociaux et internet sont pour ce faire de fantastiques outils de liberté. Nos modèles du genre sont des sociétés à succès basées sur le personal branding comme Jamie Oliver, GOOP, Jillian Michaels etc…

Cela signifie que votre message doit être clair, votre esthétique et vos valeurs  doivent être claires, afin de pouvoir les communiquer efficacement et clairement sur un maximum de médias et créez ainsi une connexion avec votre public.

La magie du personal branding c’est qu’il vous permet d’être multiple et de vous exprimer d’innombrables façons tout en restant cohérent – a partir du moment où vous avez défini et peaufiné votre style.

Un des éléments phares du personal branding c’est aussi la conception de produits. Quand quelqu’un est fan de votre marque, il voudra posséder un objet de votre marque. C’est pourquoi nous mettons en œuvre ce que nous prônons et nous lançons aussi dans le design de produits, simplement parce que c’est une extension naturelle de la connexion émotionnelle qui peut exister avec sa communauté et ses followers. Au départ nous avions conçu des produits pour faire des cadeaux originaux à nos clients mais on a trouvé le resultat tellement cool qu’on s’est dit qu’on allait les proposer à la vente sur le site.

Mais et vous? Aimeriez-vous productiser vos valeurs et votre identité ? Vous devriez car c’est aussi très fun!

Etre stimulée et m’amuser est tout ce que je veux en fondant cette société.

 

Le sens de la vie c’est justement de s’amuser

avec la vie.

-

Milan Kundera

Hum… En tant qu’ancienne étudiante en philo, je n’ai pas pu m’empêcher de faire une dissert’…

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