Sourya

Sourya
photo: Raphaël Lugassy

J’entends pour la première fois la musique de Sourya en 2001 et à l’âge de 23 ans c’est déjà clair que ce garçon a un don pour la mélodie qui frôle le génie.

Autodidacte complet, Sourya a passé des heures dans sa chambre d’ado à produire et enregistrer ses chansons tout seul, devenant pour ce faire multi-instrumentiste, chanteur, parolier et ingénieur du son.

Se constituant une solide bande d’amis et de fans grâce à un sens de l’humour unique et ce don musical évident qui génère une forte adhésion, Sourya grandit et devient un groupe dont le nom circule beaucoup sur Paris dans les années 2000.

Courtisé par les maisons de disques, le groupe Sourya signe un contrat chez Universal puis sort son premier album « Dawdlewalk » qui leur vaudra d’être décrit par la presse comme « Daft Punk meets Brian Wilson » mélangeant les sonorités synthétiques et analogiques, le tout baignant dans une mélancolie jouissive. Les inrocks parlent de surdoués.

Entre temps Alan McGee, le légendaire patron de Creation Records (qui a lancé Oasis, Jesus and the Mary Chains et Primal Scream) les prend sous son aile et les introduit sur le marché anglais étalant leurs mérites dans le Guardian.

Aujourd’hui Sourya est revenu seul aux commandes explorant de nouveaux territoires sonores en alternant le travail personnel sur son prochain album et le travail de commande publicitaire et film.

D’une rapidité d’exécution sans comparaison, on dirait que la musique sort de Sourya sans aucun effort. Flexible, imaginatif, capable de livrer un produit fini léché, il multiplie depuis 2016 les collaborations fluides et les clients lui restent fidèles.

Voici une playlist de ses chansons et ci-dessous son travail commercial.

Vous pouvez regarder son épisode d’Antics ici.